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Bienvenue sur POURKOIxMOI, blog de texte.
Toutes les photos sont de moi.

# Posté le jeudi 13 décembre 2007 12:00

Modifié le mardi 28 octobre 2008 11:36

Bonjour. Je m'appelle Remy. J'ai 32 ans depuis quelques mois. Je suis un parisien, un vrai parisien. J'ai un métier que je n'aime pas. Portier. Vous voyez ? Je reste une bonne partie de la journée, et la moitié de la nuit, devant des hôtels, des plus riches de Paris, en costume ridicule. Voir passer des gens tous les jours, tous plus bourges les uns que les autres, le regard hautain..
Comme à mon habitude, je sors de chez moi à 11h, vais chercher ma voiture dans ma rue, et roule, vers mon lieu de travail, pour la journée. L'hôtel ****. J'ai la surprise, en arrivant à la porte d'entrée de ce fameux hôtel chic, de trouver deux petites jeunes, sur le trottoir d'en face, dans des couvertures en laine. N'y prêtant pas attention, j'enfile, comme tous les matins, mon "manteau et ma casquette de portier", pour être dans les bonnes conditions de travail, comme dirait mon patron. Je m'installe donc, devant la porte d'entrée. Debout, jambes droites et mains jointes au niveau des côtes. J'observe les deux filles. Elles ont un look assez personnel. L'une d'elle est blonde, avec les yeux entourés de beaucoup de noir, une casquette blanche Américaine, un pull rayé horizontalement noir et blanc et un pantalon rayé des mêmes couleurs, verticalement. L'autre jeune est elle, habillée avec des couleurs. Elle a les yeux entourés de rouge pétant, cela est très beau. Un pantalon très serré rouge également, et un long tee shirt lui arrivant en haut des genoux, bleu électrique. Elles sont assisent en tailleur, sur le trottoir, un magasine à la main. La curiosité devenant trop importante, je décide d'aller leur demander ce qu'elles font là. Je m'approche alors d'elles...
Elles attendent un groupe. Un groupe allemand. Tokio Ho...tel. Je crois. Ils arrivent ce soir, mais elles ont tenue à être les premières sur place, après mes questions, elles m'avouent alors qu'elles ne se sentent bien que lorsqu'elles sont par terre, dans la rue, juste en face d'un hôtel, quand elles savent que ce fameux groupe a été là, est là, ou sera là. Je trouve cela très bizarre, mais ne dit rien. La journée passe doucement. Il est maintenant 17h, et de nombreuses filles, de très nombreuses filles, comme les deux de ce matin, sont arrivées, se mettant dans la même position que les deux autres, sur le trottoir.. Elles sont maintenant environs 200, 250, devant l'hôtel. Devant moi, en fait. Quelques fans ont des enceintes, et passent en boucle toutes les chansons de "leur groupe". Certaines sont en plein milieu de la rue, et les imitent. Elles rigoles, elles sont bien. Toutes les dix minutes, un petit groupe, différent à chaque fois, certes, viens me demander des information sur l'arrivée des "stars". Je n'en sait pas plus qu'elles, si ce n'est moins. La nuit commence à tomber. La pluie aussi. Pour moi, tout va bien, je vais dans le hall de l'hôtel, observant toujours dehors, au cas ou. Mais elles, elles, sont toujours dehors, avec ou sans parapluie. Aucune d'elles ne part. Elles supportent, c'est tout. Le patron de l'hôtel s'approche de moi, au bout d'environs une demie heure et me chuchote à l'oreille de retourner dehors, car le groupe va arriver dans moins de 5minutes. Je fait donc ce qu'il me dit. Deux grosses voitures s'avance dans la petite rue, les fans ont l'air de bien connaitre, en trois seconde, toutes se sont mises en ligne sur le trottoir, en sortant appareil photo et photo à faire signer. C'est drôle à voir, aucune ne bouge, aucun pied ne dépasse sur la route. Les deux voitures s'arrêtent devant la porte. Je ressent parfaitement l'excitation qui règne dans toute la rue. Sur la droite, je vois une fan bouger de la ligne, une des filles d'à coté l'attrape par le manteau, la remet à sa place, en la regardant en conséquence. Elle ne bougera plus. Je comprend alors pourquoi les deux premières filles ont tenue à être là, justement, les premières. Elles sont juste devant le premier van. Les vitres sont teintées, mais on peut apercevoir des ombres. Les deux copines font coucou, et le groupe leur rend. Ils rigolent ensemble, bien qu'ils soient séparés par une vitre. Un homme sort du deuxième van, quelques fans crient, d'autres hurlent pour leur dire de se taire. L'homme passe dans toute la rue, vérifiant que toutes les jeunes soient bien sur le trottoir, sans qu'un pied dépasse. Trois autres hommes sortent, l'un d'eux ouvre la porte de la première voiture. Mon patron arrive en courant derrière moi, me demandant de me mettre en face des fans, sur la route, pour éviter les mouvements de foules. Je m'installe donc, accompagné de collègues, sur la route. Je suis devant les deux filles de la matinée, elles me sourient, je leur rend. Les "stars" sortent, les fans ont compris, ils vont signer. En effet, le groupe se dirige vers la droite de la file, passant devant chaque fan, signant des autographes à chacune d'entre elles. Certaines pleurent, d'autres n'osent rien dire, et les deux jeunes devant moi leur disent quelques mots en allemand, aux quels ils répondent, leur donnant alors un sourire éclatant. Le groupe termine les signatures, rentrent dans l'hôtel. C'est fini pour ce soir.
Les deux jeunes filles se dirigent vers moi, me disent au revoir. A demain...
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Voyez vous, ce jour là a changer ma façon de voir les jeunes. Ils sont souvent insolant, souvent chiant, souvent pas bon à l'école, mais ils ont des rêves, et vivent grâce à eux. J'ai pu comprendre leur façon de penser en les regardant, durant une journée. Un trottoir, un hôtel, un groupe et des rêves suffisent à en rendre certains heureux.
Ils sont jeunes, et quand on est jeune, on profite.

POURKOIxMOI

# Posté le jeudi 13 décembre 2007 13:24

Modifié le lundi 23 mars 2009 16:47

Je viens d'entrer dans ma chambre. Mon espace intime pour quelques heures. Après avoir installé mes affaires, je me dirige, comme à chaque fois, à ma fenêtre. Je rabat le rideau blanc d'un geste de la main, et m'assoie sur le rebord, situé à coté de la vitre, pour observer. Pour les observer. Elles. Qui restent là des heures durant, sans jamais en avoir marre. Du moins, moi, je ne distingue rien. Je ne voit que leurs sourires, je ne perçois que leur joie de vivre. Certaines sont en doudounes, ce qui serait normal, en plein mois de décembre. D'autres en tee shirt. La plupart d'entre elles ont des slims, de toutes les couleurs, mais certaines font exception en portant de courts short, ou minis jupes. J'ai du mal à comprendre leur courage. Un bruit de toquement à la porte me sort de mes réflexions. Je voit donc, en quelque sorte, un de mes protecteurs sur le pas de la porte.
< Nous allons diner, tu es près ?
- Oui pas de souci, allons-y. >
Nous avançons dans ce couloir éclairé de quelques petites lampes, je retrouve mes amis, et nous montons dans l'ascenseur, avec nos protecteurs. Nous demandons le rez de chaussé. La cabine s'arrête au niveau 3 et j'entends, des voix de filles, des voix françaises. La porte s'ouvre, et deux filles, restent la bouche ouverte en voyant que "nous" sommes ici, dans l'ascenseur qu'elles s'apprêtaient à prendre... Un des protecteurs s'approche d'elles, leurs demandant quelque chose en français que je ne comprend pas. Elles reculent alors, et les portes se referment. Je vois, dans le regard de mon ami chanteur, de l'incompréhension, ou peut être de la lassitude. Nous arrivons au niveau zéro. Nous nous devons d'aller dehors, pour une séance de signature ... nous y passerons 10mintutes, puis rentrerons pour manger... Je peux, malgré les rideaux tirés pour notre sécurité, voir les jeunes filles, toujours là, dans la même position qu'il y a quelques secondes... Après avoir fini de manger, je retourne dans ma chambre discrètement, et me replace à ma fenêtre, avant d'aller à la douche pour évacuer mon "dégout".
Voyez vous. Je m'appelle Gustav Schäfer, et je ne supporte plus ma vie.

POURKOIxMOI

# Posté le mardi 25 décembre 2007 17:48

Modifié le lundi 23 mars 2009 16:47

Je sens mon c½ur se déchirer. Cette barrière en fer me fait de plus en plus mal au niveau du ventre, mais je dois tenir. Je veux juste le voir, une dernière fois. Les lumières s'éteignent, les cris s'accentuent. De la lumière rouge apparait sur la scène, les décors se soulèvent. Tom commence l'intro de JUNMJ, je commence à me sentir mal. Tellement de souvenirs me viennent, en voyant cette petite bouille que j'ai connu, jouer de la guitare devant 7000 filles hystériques hurlant son nom. Je ne ressens plus rien a part de la nostalgie. Je ne sens plus la douleur. La basse et la batterie se joignent au guitariste, la voix de Bill résonne dans la salle, le show à bel et bien commencer. Bill arrive sur scène, muni d'un manteau blanc, qu'il ne tarde pas à enlever. Il fait des allées venues sur la scène, mais ne regarde pas le public. Pas pour le moment. Beichte se termine, Bill ne m'a pas vu, pour le moment, j'espère que cela va continuer. Ich Bin Nicht Ich est annoncée, Bill a une voix tremblante en disant que cette chanson est une de ses préférées, puis elle commence, mes larmes commencent à tomber. Cette chanson, il l'a écrite pour moi, il y a deux ans de ça, quand nous étions heureux, tous les deux. Bill s'approche de mon coté. Il m'a vu. Il me fixe comme si j'étais un ovni, et il s'arrête, Tom, Gustav et Georg continu de jouer, en se questionnant du regard. Bill tombe au sol, et éclate en sanglots. Mon Dieu. Un garde du corps se charge de demander au chanteur ce qui se passe, devant 7000 fans, muettes, pour une fois. Il ne répond pas, me pointe juste du doigt. L'homme me regarde, et décide de me sortir de la fosse. Bill est amené dans les coulisses, ses compagnons restent sur scène, à essayer de détendre la tension qui pese dans la salle, avec quelques petits jeu public haut, VS public bas.
Je suis entre la scène et la fosse, Tom ne m'a pas vu, bien que je sois à ses pieds, et je préfère que ça reste ainsi, je crois. J'ai fait assez de dégâts. Le garde du corps revient vers moi, il me dit alors de le suivre. Ce que je fais. J'arrive devant une porte, l'homme me laisse seule, en me tapant sur l'épaule, pour me donner du courage. Je pousse alors doucement la porte, et voit Bill, par terre, en pleurs. Mon c½ur se déchire. Je ferme la porte derrière moi, et essaye de prononcer quelques mots, malgré ma difficulté à le voir ainsi.
< Bill. Je suis désolé, mais j'avais besoin de... >
Le chanteur se lève, pose son index sur ma bouche, avant que je n'ai le temps de finir ma phrase. Ses yeux transpercent les miens, je retrouve ce regard, oui, je connais ce regard. Bill approche doucement ses lèvres des miennes, et les poses délicatement sur celles-ci. Elles n'ont pas changées, non. Ses lèvres n'ont pas changer. Toujours aussi douces. Nous ne bougeons plus, ni l'un, ni l'autre. Je voudrais pouvoir mourir comme ça. Bill retire ses lèvres des miennes et baisse les yeux.
< Bill..
- Je sais Kelly, je regrette tout ce que j'ai pu te dire, il y a un an. Un an ce soir. Un an que je ne suis pas moi (ich bin nicht ich).. Un an que tu me manques jours après jours de plus en plus. Je regrette de t'avoir fait souffrir Kelly, nous avons fait une erreur, j'en suis persuadé. Mais cela fait 12 mois, que je me demande si tu penses toujours à nous.. Je t'aime Kelly, et je crois que rien ne pourra changer sa.
- Je t'aime Bill...si tu savais comme je t'aime... restes avec moi.. >

POURKOIxMOI

# Posté le vendredi 11 janvier 2008 10:39

Modifié le lundi 23 mars 2009 16:48

Me voilà assise, sur un fauteuil, dans une salle d'attente pour voir un psy. Oui. Un psy. Ma mère ne me comprenant plus, elle a décidée de m'envoyer chez un psy...Je n'en voit pourtant pas l'utilité, m'enfin.
" Mademoiselle Carma, c'est à vous. "
Je me lève du fauteuil sur lequel j'étais assise, et marche derrière cette femme.. Nous arrivons devant une porte, qu'elle ouvre, et entrons dans un petit salon. Elle m'invite à m'assoir sur un canapé rouge puis, s'assoit en face de moi.
" Bonjour Audrey.
- Bonjour.
- Pour commencer, je tiens à me présenter. Je m'appelle Christina Fanx, j'ai 25 ans, et je ne suis pas une ennemie pour toi. Tu dois savoir que tout ce qui sera dit dans cette pièce n'en sortira pas. Quel age as-tu ?
- 17 ans.
- Très bien. Je souhaiterais maintenant savoir si tu venir me consulter a été ton choix, ou t'as t'on un peu forcée ?"
Sa commence bien.
" Ma mère a pris le rendez vous. Elle ne m'a tenu au courant qu'après.
- D'accord. Sais-tu au moins pourquoi ta mère veut que tu viennes "me" parler.
- Oui, je le sais. Elle ne me comprend pas et crois certainement que je suis folle. Du moins, que je suis différente des autres filles.
- Pourquoi serais-tu différente ?
- Je suis amoureuse et malheureuse, à cause de ça. "
Je vois dans le regard de mon interlocutrice de la surprise.
" En quoi est-ce différent des autres jeunes filles de 17 ans, d'avoir des chagrins d'amour, Audrey ?
- Je suis amoureuse...d'une personne que je ne connais pas.
- ..."
Et voilà. Le silence. Elle note quelque chose sur un petit calepin, puis relève la tête, m'interrogeant du regard.
" Et oui. Audrey Carma est amoureuse d'une star.
- Très bien...mais ceci n'explique pas cela.
- Je n'ai jamais eu de petit ami. Jamais. 17 ans, et pas de copain. Rien que ça, ce n'est pas normal. Ma mère ne comprend rien. Elle ne comprend pas que j'ai seulement besoin de lui. Lui, lui et rien que lui. Personne ne me rend heureuse comme il peut le faire. Personne. Il a un pouvoir sur moi qu'aucune autre personne n'a.
- Oui.
- Pourquoi je l'aime ? Je n'en sais rien. Chaque jour je rêve d'une vie à ses cotés. Je suis consciente du fait que JAMAIS cela ne se fera. Jamais je n'aurais cette vie dont je rêve avec lui. Des centaines de milliers de jeunes veulent la même chose. Et, il ne va pas se pencher vers nous, les "fans" pour une vie à ses cotés, c'est évident. C'est ça qui me fait mal, jour après jour. Cet amour est, et restera à sens unique. Il me procure autant de bonheur que de tristesse au quotidien. Du bonheur, c'est surtout juste après l'avoir vu qu'il est le plus fort... la tristesse, c'est permanent.
- Comment ça, après l'avoir vu. Quelle genre de star est-il ?
- C'est un ado de 18ans, adulé par des jeunes de toute l'Europe. Chacune de ses apparitions avec son groupe provoque de l'hystérie partout ou ils passent... Je tente tout ce qui est possible et inimaginable pour le voir. J'attends des heures et des heures dehors, devant une salle de concert, une radio, un hôtel, ou même un restaurant pour avoir le bonheur de croiser une fois son regard. Ce regard...le seul à me faire frissonner. Ses yeux, sa bouche, son corps, sa voix...tout est beau. Chaque jour il m'aide sans le savoir. Ce que je ressens pour lui est incontrôlable, c'est comme ça. Je suis irréelle pour lui, il ne me voit que comme "une fan parmi d'autres". Je crois, parfois, qu'il veille sur moi. Que s'il ferme les yeux, il me verra, et m'aidera. Voilà pourquoi ma mère me trouve différente. Je ne suis pas une fille ordinaire, qui travaille bien au lycée, pour avoir une belle vie, car ma vie ne pourra être belle qu'a ses cotés, elle ne sera donc jamais comme j'ose l'imaginer, je ne suis qu'une fille pleine de rêves et d'espoir irréalisables concernant une personne que je ne connais même pas.. "Il n'est qu'une image Audrey, il ne s'intéresse qu'a ton argent, arrête un peu !!!!!". Ces mots sont devenus les meilleurs amis de mère.
- Audrey. As-tu de vraies amis autour de toi ?
- Oui. J'ai deux réelles amies. Elles, elles ont des petits amis, et sont heureuse avec eux. Elles ont donc un peu de mal à comprendre ce que je ressens. Mais, elles sont là, tout de même.
- D'accord. Et des amis garçons ?
- Non.
- Tu saurais m'expliquer pourquoi ?
- Oui. Il y a un an, je me suis liée d'amitié avec un garçon. On rigolais trop souvent ensemble, et aller à l'école en devenait un plaisir. On a fait un voyage avec la classe, et je me suis bien rapprochée de lui. Ça n'allai pas plus loin que nos mains liées, j'étais bien, mais je ne voulais rien de plus, j'étais heureuse comme sa. Puis, en rentrant, une de mes amies m'a dit qu'il lui avait confier qu'il voulait plus... J'ai rompu le contact du jour au lendemain. J'ai eu peur. Depuis ce jour, je ne crois plus en l'amitié mixte, et je ne crois pas non plus en l'amour...à part avec un certain Bill...
- Oh. Bill Kaulitz, du groupe Tokio Hotel ?
- Oui...
- Je suis désolée, Audrey, mais les 30minutes sont passées. Je dois donc stopper là notre conversation. La première séance étant gratuite, je ne peux pas t'obliger à revenir.
- Je reviendrais.
- Lundi 17h ?
- D'accord. A lundi. Et merci pour votre écoute. Je me rend compte que parler n'est pas inutile. "
Je pousse alors la porte de l'immeuble, et sors. Il pleut à torrent. J'adore ça... Je ne veux parler à personne ce soir, j'ai déjà assez donné. Cette Christina, je l'apprécie déjà..

POURKOIxMOI

# Posté le mardi 12 février 2008 15:04

Modifié le lundi 23 mars 2009 16:44